En dépit de leur football léché et de l'impression de solidité qu'ils ont toujours dégagée, les Sud-américains ont été éliminés en quarts de finale. Une fin de cycle qui coïncide avec la naissance d'une génération prometteuse.
Les Albicelestes ont quitté la Coupe du Monde de la FIFA de la façon la plus frustrante qui soit, aux tirs au but, devant 72 000 spectateurs complètement acquis à la cause du pays hôte. Toutefois, après des larmes on ne peut plus compréhensibles, les doubles champions du monde sont rentrés à la maison en laissant derrière eux une image inoubliable.
Contrairement à ce qui s'était passé il y a quatre ans en Asie, les attentes des supporters argentins étaient cette fois-ci pour le moins raisonnables. Depuis le tirage au sort du mois de décembre, ils savaient que leurs idoles n'auraient pas la tâche facile outre-Rhin. A supposer que les Gauchos réussissent à se sortir d'un Groupe C très relevé, la phase des matches à élimination directe s'annonçait elle aussi semée d'embûches. Mais évidemment, les résultats du premier tour - et surtout le 6-0 infligé à la Serbie et Monténégro – ont vite placé l'Argentine parmi les grandissimes favoris.
En huitièmes de finale, les choses se sont sérieusement compliquées, avec une sélection mexicaine qui a poussé les hommes de José Pekerman dans leurs derniers retranchements. Leur salut est venu en prolongations, sur un coup de patte sublime de Maxi Rodríguez. Mais ce n'était que reculer pour mieux sauter, car en quarts de finale, à Berlin, les Allemands ont mis fin au rêve de la manière que l'on sait...
Malgré cela, le bilan reste positif puisque l'Argentine n'a subi aucune défaite, marquant 11 buts pour seulement 3 encaissés. Le sentiment général est que sans les tirs au but, on aurait probablement assisté à une répétition du triomphe d'il y a 20 ans, en terres mexicaines.